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 RP Lancelot (WDWF)

- Contre nous de la tyrannie, la baguette sanglante est levée -
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MessageSujet: RP Lancelot (WDWF)   Lun 29 Jan - 18:35

Antigone :

Une main autour d’une choppe de whisky pur feu à moitié vidée, l’autre autour de la nuque de son prétendant d’un soir qui attaquait furieusement ses lèvres. Elle était loin, la Kinley. Son esprit avait été complètement englouti par le liquide puissant, le même liquide qu’elle maudira certainement plus tard de ne pas avoir su en stopper la propagation. Mais l’heure des regrets n’avait pas encore sonné. Pour l’instant, seul celui qui avait passé la moitié de la soirée à l’attiser et qui l’avait prestement plaqué contre le premier mur qu’ils avaient rencontré quand finalement elle accepta de s’offrir à lui avait toute son attention.

Antigone était venue dans ce bar à sorciers dans l’espoir de se relaxer un peu. Elle voulait oublier, ne serait-ce que le temps d’une soirée, ses problèmes. Elle avait rendu visite à sa mère l’après-midi même et elle était ressortie de St Mangouste encore plus déprimée qu’en y entrant. Son état se détériorait de jour en jour, de plus en plus rapidement que quand elles habitaient encore dans la demeure familiale. Et pourtant, Antigone n’arrivait pas à s’en vouloir ; elle avait déménagé à Londres pour être proche de l’Ordre et si c’était à refaire, elle referait la même chose. C’est ce que ses parents auraient voulu qu’elle fasse et elle avait la conviction d’honorer leurs mémoires, le patrimoine familial en prenant part au groupe des résistants. Elle y consacrait quasiment tout son temps et elle ne se voyait vraiment pas faire autre chose. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un pincement au cœur quand elle voyait dans quelle spirale sa mère, sa valeureuse, courageuse, forte mère plongeait un peu plus chaque jour sans qu’elle puisse y faire, y changer quoi que ce soit.

Alors elle avait décidé que quelques verres de bièrraubeurre ne pourraient pas lui faire de mal.

Et effectivement, Kinley n’éprouvait qu’un plaisir certain à sentir une main se loger sous sa veste, au creux de ses reins, pour rapprocher son bassin un peu plus de son partenaire. Celui-ci avait abandonné ses lèvres pour la faire chavirer sous des baisers langoureux le long de sa mâchoire puis dans son cou. Les yeux fermés, offrant sa tendre blanche peau à son assaillant, Antigone se pinçait la joue furieusement avec ses dents, pour retenir les faibles soupirs qui menaçaient de s’échapper. Sa main avait remonté jusqu’aux cheveux du jeune homme, à la racine, le plaquant un peu plus contre elle. Kinley ouvrit légèrement les yeux avant de tenter de proposer une idée qui lui semblait plutôt bonne. « On devrait– oh, son cœur palpitait rapidement contre les parois de son thorax sous l’effluve du désir et de l’alcool, on devrait peut-être songer à– Merlin, s’interrompit-elle une nouvelle fois dans un soupir. » A ce rythme-là, elle aura le temps d’oublier ce qu’elle voulait dire. Mais la pression des lèvres puis de la langue du bel inconnu – pas si inconnu que ça car il lui a dit son prénom mais elle ne s’en rappelait pas vraiment – la rendait complètement dingue. Kinley aurait presque l’impression d’être une débutante quand elle sentait comme elle chavirait follement juste sous les baisers d’un homme. Mais ce dernier était aussi sûr qu’elle, il la maintenait fermement entre ses bras et ses mains, comme s’il avait peur qu’elle lui échappe. Mais il n’avait pas de crainte à avoir car partir était la dernière chose qu’Antigone souhaitait faire. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas eu quelqu’un qui pouvait l’embrasser à lui en faire perdre la raison, encore plus quand cette personne était un inconnu – elle n’arrive vraiment pas à remettre le doigt sur son nom.

Elle avait voulu se détendre et elle n’aurait jamais pensé qu’elle aurait trouvé cette décontraction dans un bar à majorité de clients sang pur et partisans de Voldemort, au cœur de l’Allée des Embrumes. Antigone ignorait ce qui l’avait poussé à se rendre dans un tel repère, elle qui les haïssait tant. Peut-être était-ce ce goût du danger, cet attrait particulier qu’elle avait de se nicher un peu plus dans la gueule du loup pour la bonne cause ? Après tout, Kinley restait une âme de rebelle et se rendre dans un bar à Mangemorts était une excellente occasion pour en apprendre toujours d’avantages sur l’ennemi.

Le seul problème, c’est qu’elle n’avait pas vraiment eu le temps de laisser ses oreilles. Mais elle n’était pas là pour une mission quelconque ; juste celle d’alléger son cœur et son âme. Antigone prenait responsabilité de tous, et parfois on la critiquait qu’elle prenait trop à cœur les choses. C’était peut-être vrai mais c’était dans sa nature ; chassez le naturel et il revient au galop. C’était plus fort qu’elle. Alors forcément, étant qu’un être humain comme tout le monde, il lui arrivait d’avoir des moments où elle voulait se lâcher, faire descendre la tension qui se formait au niveau de ses nerfs.

Quoiqu’il en soit, et même si ça la peinait de le stopper dans son élan dévastatrice, Kinley prit l’initiative de le repousser légèrement. Elle sentit sa frustration intérieure de ne plus sentir ses lèvres sur elle mais elle prit une bonne inspiration – pour tenter de reprendre de l’esprit même si ce n’était pas franchement très concluant – avant d’aller au bout de son idée. « On devrait aller ailleurs. Plus privé. Toi ou moi ? » Antigone prit les dernières gorgées de sa boisson avant de reposer la chope sur la table à côté d’eux, reposant son regard vert brûlant sur le beau spécimen qu’elle s’était récoltée pour la soirée.
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MessageSujet: Re: RP Lancelot (WDWF)   Lun 29 Jan - 18:35

Lancelot


Un verre de rhum incendiaire. Deux verres de rhum incendiaire. Quatre verres. Six verres. Lancelot n’avait pas compté, de même qu’il se serait enfilé autant de verres que le nombre de mornilles et de gallions qui gisaient au fond de sa poche le lui permettraient. Ici, dans ce bar, il savait qu’il pouvait se lâcher, et que quelle que soit la personne qui venait interrompre sa beuverie, elle serait forcément de son camp, il pouvait donc, l’espace de quelques heures, baisser la garde. Il faisait également confiance à ses amis qui, presque aussi éméchés que lui, riaient comme des saoulards, penchés au dessus de leurs choppes. Qu’ils étaient beaux à voir là, les héritiers des grandes familles de sang-pur, la marque sur le bras gauche et l’oeil perdu dans les méandres de l’alcool. Si leur maitre les voyait … Mais le maitre ne les voyait pas et, même si il savait tout, il ne leur avait jamais interdit de se détendre un peu pour quelques heures, tant qu’ils étaient opérationnels dès qu’il le demandait.
Mais si le Lord Noir avait appelé le Carrow à cet instant précis, il n’aurait surement récolté qu’un grognement frustré de la part du blond qui, les lippes collées à celles d’une jolie brune, semblait à milles lieux du bar.

Son regard vert l’avait tout de suite attiré et, après quelques verres offerts et une partie de séduction rudement bien menée, Lance avait récolté un prénom : Antigone, des sourires, et un signal pour ouvrir le feu. Voilà comment il s’était retrouvé à plaquer cette presque inconnue contre ce mur de pierre froide, lui dévorant la bouche avec passion, avant de finalement passer ses mains contre la peau de son dos, rapprochant un peu plus encore ce corps contre le sien.
Il entendait derrière lui les rires et les cris de victoire de ses amis, en bons samaritains, qui s’imaginaient sans doute qu’encourager ainsi leur pote lui permettrait d’accéder au plus facilement au corps nu de la brune. Retenant un rire, Lancelot entreprit de parcourir de ses lèvres l’arrête de la mâchoire d’Antigone, avant de lentement, délicatement, faire descendre ses baisers vers le cou et la poitrine de la jeune femme qui se dressait face à lui, comme une offrande divine. Il entendit celle-ci tenter une communication qui sembla échouer, n’entendant qu’un vague « oh, Merlin. », mêlé dans un soupir d’aise.
Remontant lentement sa main de ses reins au creux de ses omoplates, l’hériter Carrow enfermait un peu plus sa proie dans son piège, accentuant son manège de caresse indécentes de coups de langue et de mordillement. La vue que lui offrait cette poitrine qui se soulevait au rythme des soupirs de sa propriétaire ne lui donnait clairement pas envie de cesser son petit manège.

Il était venu dans ce bar à reculons, trainé par ses amis qui avaient décidé qu’il était temps pour lui de se détendre en leur compagnie. Mais justement, Lancelot s’était peut être un peu trop détendu en ce moment, et il ne voulait pas perdre les privilèges qu’il avait durement acquis. Entre ses traques qui ne se passaient pas toutes comme prévu et les quelques missions qu’il avait failli faire foirer, le blond ne voulait pas s’attirer les foudres de son Maitre. Mais pour le moment, l’alcool qui courrait dans son sang comme un poison divin semblait planifier un tout autre programme pour lui et il sentit une légère pression contre son torse.
Reculant un peu et lâchant sa prise de ses lèvres destructrices, il planta un regard brulant dans les yeux émeraude de sa partenaire, la regardant prendre une profonde inspiration avec un sourire moqueur.


« On devrait aller ailleurs. Plus privé. Toi ou moi ? » Il la regarda descendre le reste de sa boisson et sorti les quelques pièces qui suffiraient pour payer cette ultime tournée, avant de prendre la jolie brune par la main, un sourire pervers au visage.
« Moi. »

Balançant un rapide signe de la main à son groupe d’ami qui lui répondit avec des sifflements, Lancelot attrapa Antigone par le creux de ses reins tandis qu’il leur frayait un chemin à travers la foule. Arrivé vers la sortie et n’y tenant plus, il attrapa à nouveau le visage de la jeune femme dans ses mains, avant de les faire transplaner dans un même mouvement loin du brouhaha de la rue.
Le claquement sec qui retenti dans l’air frais de la nuit annonça leur arrivée devant le portail en fer forgé du Manoir Carrow. Un sourire toujours scotché sur le visage, il se détacha de sa proie pour poser sa main contre les grilles, qui s’ouvrirent lorsqu’elles reconnurent son identité. Traversant d’un pas rapide l’allée qui menait vers le grand bâtiment qui se dressait face à eux, Lancelot emprisonna la main d’Antigone dans la sienne.

« Ne fais juste pas de bruits au début du couloir, mes appartements sont au fond, on y sera tranquille. »

Il lui avait soufflé ça dans l’oreille à peine avaient-ils eu le temps de passer la porte d’entrée, qui se referma dans un grincement à peine audible. Emprisonnant à nouveau les lèvres de la brune, Carrow les conduit instinctivement vers sa chambre, ôtant son blouson qu’il balança dans sa chambre qu’il ouvrit d’un coup de coude. Le souffle court, il entreprit de quitter celui de la jeune femme, avant de refermer la porte d’un coup de talon.
Avec les années, il avait bon nombre de fois exécuté ce rituel et avait toujours béni ses parents de lui avoir donné les appartements les plus excentrés du manoir. Sa chambre, spacieuse et silencieuse, était baignée dans la lumière fantomatique de la lune qui filtrait à travers les hautes fenêtres et celle-ci lui permit de guider sa proie vers son lit sans cesser son manège dévastateur. Il avait la bouche douloureuse et les cheveux en bataille, mais il s’en fichait, la jeune femme qu’il tenait dans ses bras semblait aussi fougueuse que lui et les gémissements qui s’échappaient de sa bouche ne lui donnaient qu’une seule envie : la jeter sur son lit.
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MessageSujet: Re: RP Lancelot (WDWF)   Lun 29 Jan - 18:35

Antigone


Antigone ne s'était même pas rendu compte du transplanage, bien trop désorientée et occupée par les lèvres du jeune homme contre les siennes. Il avait l’air d’un accro qui avait besoin de sa dose. Ce n’était pas la jeune femme qui allait protester. Par contre, elle sentit le haut cœur qui la prit de cours à l'atterrissage et qu'il se sépara de nouveau d'elle. « Ne fais juste pas de bruits au début du couloir, mes appartements sont au fond, on y sera tranquille. » Elle regarda de façon désabusée, complètement paumée, l'air de pas comprendre de quoi il parlait, quand il posa sa main afin d'ouvrir le portail. On dirait de la magie, pensa-t-elle sottement avant d'émettre un léger gloussement face à sa propre stupidité. Antigone serait incapable de tenir sa baguette correctement, encore moins à prononcer une formule compréhensible. Elle avait toujours été bonne en sortilèges et enchantements mais là, rien que marcher était une épreuve. Heureusement que le bel inconnu la tenait par la main car il était certain qu'un raffut digne d'un troupeau d’hippogriffes vexés aurai raisonné dans les couloirs longs de la propriété et ainsi alerté tous les occupants. Kinley n’eut pas vraiment le plaisir ni le loisir d’apprécier la décoration d’intérieur puisque le jeune homme fondit une nouvelle fois sur ses lèvres, déjà devenues rougeâtres par ces assauts à répétition qui la grisaient tant.

Une fois arrivés à sa chambre, ils avaient été chacun débarrassés de leurs vestes, qui gisaient mollement dans un coin sombre de la pièce. Vu la cadence et la tournure de la soirée - de la nuit - il était certain que d'autres vêtements allaient les suivre, aussi rapidement qu'on pouvait dire Quidditch. Les baisers du blond la faisaient chavirer et elle commençait sérieusement à sentir cette envie qui grandissait dans son bas ventre. Il la faisait reculer de plus en plus dans la pièce, très certainement en direction de son lit. Elle prit cependant la peine de jeter un coup d'œil à l'endroit où ils se trouvaient. « Putain, c'est grand mais lugubre. » C’était la première réflexion qui lui venait à l’esprit. De l'espace, il y en avait. Ils avaient de quoi se montrer innovants et imaginatifs si leur endurance, envie et motivation le leur permettaient. Antigone avait déjà vu des endroits plus petits mais plus douillets que ça. Mais visiblement, la froideur de la pièce n’avait pas d’atteinte sur le propriétaire des lieux. Kinley pouvait deviner que son regard était aussi assombri que le sien, par la convoitise, la soif que provoquait l’autre. Elle avait l'impression, et cela même sous l'emprise de l'alcool, que cet épisode de sa vie y restera gravé, quitte même à y voir des conséquences futures. Les femmes Kinley avaient toujours eu cet instinct, une certaine façon de ressentir quand quelque chose de grave ou d'important allait arriver. Certains disaient que c'était tout bonnement la fameuse intuition féminine mais c'était tout de même une petite anecdote que la famille aimait entretenir.

Mais la famille, c’était une de ces choses qu’Antigone voulait mettre de côté, ce soir.

« On se caille les miches, dans ta piaule. J'espère que tu ne comptes pas me laisser crever de froid. » Elle avait susurré les derniers mots, posant ses mains sous le tee-shirt du jeune homme. Antigone se rendait à peine compte de l’effroyable portrait qu’elle dessinait d’elle-même ; celle d’une gourgandine totalement dévergondée qui n’hésitait pas à se dandiner contre un mâle qui lui accordait un minimum d’intérêt. Kinley se plaisait à dire que personne n’avait la main mise sur elle, ce qui était vrai sur le papier. Mais en action, c’était une toute autre histoire. Une partie de son âme avait péri en même temps que son père, une autre s’était envolée avec l’engrenage morbide de sa mère. Et une partie de son cœur était partie pour un être qui ne la voyait maintenant que comme une quasi inconnue, une parfaite étrangère avec qui il sympathisait quand il le pouvait. Antigone ne s’était jamais vraiment remise de l’assassinat de son père, et la suite ne fut qu’un engrenage de malheurs et de désespoirs. Et pourtant, elle tentait de se montrer forte tous les jours, de plaquer sur son visage cet air distant qui lui allait si mal. Elle n’était pas taillée pour être faite de glace, pour jouer des sentiments, pour se montrer meilleure que les autres. Au contraire ; on pouvait la voir comme la Robin des Bois des temps modernes, avec une nouvelle cause mais un même fond : défendre les plus faibles, les démunis, ceux qui n’osaient pas parler ni protester ni se révolter. C’était pour eux qu’Antigone se battait, pour un monde plus juste, plus égalitaire.

Mais à la voir agir ainsi, comme une chienne en chaleur, à caresser avec ferveur la peau de cet inconnu sans identité au niveau de sa taille, c’était pitoyable. Son père devait sûrement se retourner dans sa tombe à l’heure actuelle. Loin était Robin des Bois, il fallait laisser place à une pécheresse qui se montrait sans amour propre, sans honneur, dans une chambre glauque et plongée dans la seule lumière lunaire. Il la fit un peu plus reculer et elle tomba sans équivoque sur le lit. Ses mains caressèrent curieusement le drap sous elle et fut surprise. De la soie, du satin, ou même du velours, Antigone ne saurait dire mais c’était doux. Un surprenant contraste avec la froideur de la pièce – enfin, à ce qu’elle pouvait deviner de ses yeux embués par l’alcool. Allongée sur le lit, Antigone tenta de se ventiler un peu avec sa chemise avant d'y déboutonner le premier bouton vers le bas. « Je te laisse les honneurs ou je dois tout faire? » Son regard était provoquant mais elle ne doutait pas de la réponse du jeune homme.
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MessageSujet: Re: RP Lancelot (WDWF)   Lun 29 Jan - 18:35

Lancelot

Enivré par la vigueur de leur échange, Lancelot ne faisait même pas attention aux remarques de sa conquête sur l’aspect lugubre de ses appartements. A vrai dire, il ne faisait pas attention à grand chose, préférant ne rien rater de ce que la bouche de la jeune femme avait à offrir. Il s’y sentait bien, lui, dans ses appartements. D’un autre côté, il avait toujours été habitué à la froideur et à la sobriété, aux couleur qui ne mentaient pas, au vert, au bleu, au noir, au gris. Rien de tout cela ne pouvait vraiment modeler les gouts d’un enfant à la diversité et à la lumière, mais le blond ne s’en trouvait pas plus mal qu’un autre. Sans doute était-ce l’habitude, associant depuis son plus jeune âge les couleurs chaudes aux nuances du sang, à la douleur et la violence, se remémorant à leur vue les cris de douleurs des victimes torturées. Sans doute y avait-il ici une forme de défense face à cette souffrance qu’eux seuls pouvait infliger, et que personne ne devrait jamais leur faire subir, sous peine de réveiller une bête encore plus dangereuse que le prédateur : la créature effarouchée.

« On se caille les miches, dans ta piaule. J'espère que tu ne comptes pas me laisser crever de froid. »

Plongeant son regard brulant dans les yeux clairs du blond, la jeune femme glissait ses mains contre l’abdomen du Carrow, caressant du bout des doigts les muscles qui apparaissaient sous sa peau. A ce contact, Lancelot attrapa la nuque de la brune d’une main certaine et, repartant à l’assaut de la peau de son cou, la fit basculer sur le lit couvert par les draps de satin aux couleurs de son ancienne maison.
A quatre pattes au dessus de la jeune femme, le jeune homme la regarda se ventiler avec son vêtement, le provoquant d’une pique moqueuse.

« Serait-ce une menace ? » grogna-t-il en réponse, un sourire en coin naissant sur son visage.

A peine avait-il prononcé ces mots qu’il attrapait déjà le col de son t-shirt et qu’il titrait celui-ci par dessus sa tête. Torse nu, il passa une main dans ses cheveux avant de replonger vers la mâchoire de sa proie, mitraillant celle-ci de mordillement. Il aimait les femmes, il l’avait toujours su, mais il avait une légère préférence pour celles qui savaient où elles allaient, et Antigone, qui se trémoussait sous son corps, savait très bien ce qu’elle voulait. C’était ça qu’il cherchait, quelqu’un avec autant de conviction que lui, quelqu’un qui pouvait mener la danse.
D’une main, il attrapa le poignet de la jeune femme et l’empêcha de plus se déshabiller. Après tout, il était en position dominante, il se devait donc de faire le travail, et ce ne serait sans doute plus si drôle si soudainement, la jolie brune se retrouvait en sous-vêtements sans qu’il n’ait pu profiter de quoi que ce soit. Il sentait la poitrine de la brune se soulever au rythme de ses respirations saccadées, enfermée dans son carcan de coton. Il entreprit alors de retirer la chemise, lentement, retirant un à un chaque bouton de son trou de tissu, sentant peut à peu le désir monter un peu plus en lui. Libérant l’étoffe de dentelle qui le séparait encore de sa poitrine, il s’attelant à couvrir la surface de peau visible de tendre baiser, tandis que ses mains s’étaient dangereusement mises à caresser la taille de la jeune femme. Glissant alors subrepticement une main contre les fesses d’Antigone, Lancelot la fit alors basculer sur lui, inversant les rôles et les positions.

« Et maintenant je doit aussi m’enlever le reste de mes vêtements ou je te laisse t’en occuper ? »

Un sourire étalé sur le visage, le blond sentait l’alcool monter encore en lui. Pourquoi fallait-il qu’il ai ingurgité autant de verres de rhum ? Il avait l’impression que sa montée ne s’arrêtait jamais et il bénissait les dieux de lui avoir offert un foie résistant. Non, il ne pouvait pas passer à côté d’une partie de jambe en l’air avec cette fille presque aussi fiévreuse que lui.
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MessageSujet: Re: RP Lancelot (WDWF)   Lun 29 Jan - 18:36

Antigone


« Serait-ce une menace ? » La fièvre provoquée par les baisers du jeune homme engloutit sa réponse. Ses yeux brillants, quoique rougis, dévalèrent avec un contentement non dissimulé la peau – enfin nue – de son compagnon d'un soir. C'était purement physique, purement bestiale, cette façon d'onduler son bassin contre le sien, d'enrouler sa jambe autour de la sienne ou d'accentuer plus qu'il ne le fallait les soupirs dépassant les lèvres. On se cherchait, on se provoquait, on se défiait. On veut que l'autre perde la raison avant vous, qu'il laisse la languissante danse de côté pour une plus rythmée, plus spontanée, plus rapide et moins coordonnée. Mais pour l'instant, les deux amants se jugeaient, apprenaient, analysaient les réactions de l'autre. L'inconnu sans nom mordillait, titillait, tourmentait la peau tendre de son cou et Antigone ferma les yeux. Pendant un bref moment, le temps d'un flash éphémère, elle s'imagina un an en arrière, dans les bras d'un autre, de lui, du loup qui ne se contentait pas de jouer avec sa peau mais de la marquer, de faire d'elle sienne. Et comme elle était aveuglée par des sentiments dépassant tout ce qu'elle avait pu imaginer, elle l'avait laissé faire. Retour à la réalité, la lionne eut un mouvement de panique, comme un instant de lucidité en repensant aux griffures qu'elle avait dans le dos à tout jamais. Puis, alors que son amant lui tenait fermement la taille, elle chassa l'idée de questions futures ; il était aussi abruti qu'elle par l'alcool.

Tout comme elle ; la résistante enfouie s'était tue, muée au silence par un liquide plus fort qu'elle. Et pourtant, elle aurait de quoi devenir folle en voyant avec quel genre d'individu elle comptait franchir cette ligne, cette barrière qu'elle n'aurait jamais eu l'idée de passer avec un type pareil. Antigone n'avait pas vu le serpent sillonnant l'avant-bras de son amant, ce tatouage indélébile, la preuve même de sa dévotion à des mœurs, des idées, un combat qui étaient contraires aux siens. Si jamais ses parents, sa famille était au courant qu'elle fricotait, qu'elle s'embrasait pour un mangemort, sûrement qu'ils l'auraient rayée de leur testament. Presque sans rire. Les Kinley ont toujours privilégié la cause et plutôt se battre, se sacrifier pour la servir. Alors, le rejeton, l’héritière même de cette valeur ayant une main dans les cheveux d'un mangemort, pour l'inciter de rester là où il était, là où il provoquait mille sensations dans son bas ventre, voilà qui aurait été un allé simple vers l'exclusion familiale. Mais presque dieu merci, elle et sa mère restaient les derniers membres de la famille encore vivants.

Le déshonneur encourut sur sa tête était cependant très éloignée des pensées de la jeune femme. Cette dernière était bien trop occupée à savourer, à apprécier les flatteries que le jeune homme procurait à sa peau qui en réclamait plus pour penser plus loin. Enivrée par les sensations multiples, que l'alcool semblait accentuer, la belle eut un soupir de contentement tout en refoulant au plus loin de sa boite à souvenirs l'image de ce loup carnassier qui continuait malgré elle à lui tourmenter le cerveau, ramenant une rancœur qui la faisait encore chavirer.

« Quel gentleman. » Ils avaient basculé, lui en dessous et elle, en plein pouvoir. Jamais Antigone n'a été de ceux qui recherchaient cette autorité qui brisait tant de familles et détruisait tant de vie. Bien sûr, elle avait conscience que si elle avait plus d'emprise au sein de l'Ordre, elle pourrait faire bouger les choses. Plus vite, toujours et encore. Elle n'était pas dotée d'une grande patience. Mais pour le moment, tenir les rênes dans l'intimité du lit, cela la satisfaisait amplement. « Et maintenant je dois aussi m’enlever le reste de mes vêtements ou je te laisse t’en occuper ? » Elle fondit sur la clavicule saillante du jeune homme avant de remonter d'une lenteur inouïe vers son visage d'où elle attrapa ses lèvres charnues des siennes, les mains posées sagement sur chaque côté de sa tête. La chevelure sombre faisait office de rideau protecteur du rythme de plus en plus saccadé de la danse - du combat - que dents et langues menaient entre eux. « Serait-ce une menace?, se moqua-t-elle allègrement en l'imitant malgré son souffle saccadé. » Sa main entreprit de descendre, de caresser le torse du jeune homme avant que sa bouche suive la même trajectoire, baisers mélangés à de lapements fugaces parsemés sur le chemin. Et elle ne remarquait toujours pas cette marque gisant sur l'avant-bras de l’inconnu. Antigone avait perdu toute notion de réalité, enveloppée dans cette bulle euphorique que provoquait sur la surconsommation de whisky pur feu. Alors que ses dents mordillaient la chair tendre de son ventre, une de ses mains frôla son jean. « Est-ce que c’est ta baguette ou tu es vraiment heureux de me voir ? » La belle eut un léger rire face à la stupidité de sa phrase avant de remonter repêcher ces lèvres pour les faire rougir de nouveau alors que ses mains s’étaient enfin attaquées à l’ouverture fébrile, maladroite mais pressée de le débarrasser de cette barrière de vêtements qui séparait encore son corps du sien.
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RP Lancelot (WDWF)

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